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Ça brasse, mais pas trop de casse chez Groupama-FDJ

samedi, 9 juillet 2022
Antoine Duchesne E8

Malgré des chutes et un coup de poing au visage accidentel, l’équipe Groupama-FDJ du Québécois Antoine Duchesne a réussi son objectif de garder son meneur David Gaudu bien placé au classement général du Tour de France. Samedi, à la huitième étape présentée entre Dole et Lausanne (Suisse), Gaudu a fini au 12e rang, dans le même temps que le gagnant, le Belge Wout Van Aert (Jumbo-Visma), vainqueur d’une deuxième étape à cette édition 2022.

L’Ontarien Michael Woods, coéquipier d’Hugo Houle et de Guillaume Boivin chez Israel – Premier Tech, a rallié l'arrivée dans ce même groupe, au 17e rang, dans ce final en ascension. Houle (+2 min 18 s) et 60e et Boivin 120e (+6 min 16s).

Duchesne a révélé que Gaudu et lui ont été pris dans une chute en début d’étape. Heureusement, les deux s’en sont sortis avec des égratignures et ont pu réintégrer le peloton.

« C’était une bonne journée aujourd’hui, encore assez rapide et la fatigue s’installe un peu», a soutenu le 83e du jour (+4 min 9 s). « Le final (avant l’ascension de la côte du Stade olympique) était extrêmement rapide et assez technique avec énormément de ronds-points et avec probablement une moyenne de 60 km/h à la fin. On a bien placé David, il finit bien et n’a rien perdu au général. C’était ça l’important. »

Avec 48 kilomètres à faire, le cochambreur de Duchesne, Thibaut Pinot, a chuté dans une montée. Il est remonté en selle et quelques secondes plus tard, il a été frappé accidentellement au visage par un soigneur de l’équipe Trek-Segafredo qui tendait un bras pour donner une musette à un coureur. Le triple vainqueur d’étape du Tour a pu revenir dans le peloton et a terminé sa journée dans le même groupe qu’Hugo Houle.

Troisième samedi, Tadej Pogacar (UAE Team Emirates) demeure en jaune grâce à une avance de 39 secondes sur Jona Vingegaard (Jumbo-Visma). David Gaudu (+1 min 35 s) et Michael Woods (+7 min 56 s) sont les coéquipiers les mieux placés des Québécois.

Dimanche, la neuvième étape sera présentée sur un parcours de 193 kilomètres entre Aigle et Châtel les portes du Soleil. Trois cols, dont deux de première catégorie, vont ponctuer la journée.

« Demain, ce sera un peu plus difficile et ce sera ouvert pour les échappées et plus compliqué à gérer », a conclu Duchesne.

Magdeleine Vallières-Mills, meilleure Canadienne avec encore une étape à faire au Tour d’Italie

Magdeleine Vallières-Mill EF Education-TIBCO-SVB) n’est plus qu’à une étape de terminer le premier grand tour national de sa jeune carrière. Samedi, à la neuvième étape du Tour d’Italie, la Québécoise a rallié l’arrivée en 30e place (+16 min 54 s) du parcours montagneux de 112 kilomètres entre San Michele All’Adige et San Lorenzo Dorsino.

L’Américaine Kristen Faulkner (BikeExchange - Jayco) a signé la victoire d’étape en solo, une minute devant l’Italienne Marta Cavalli (FDJ Nouvelle-Aquitaine Futuroscope).

Pas de changement au sommet du classement général où la Néerlandaise Annimiek Van Vleuten (Movistar) détient un peu moins de 2 minutes d’avance sur Cavalli. Vallières-Mill (+1 h 16 min 14 s) a bondi de 20 places, passant du 58e au 38e rang, ce qui fait d’elle la meilleure des quatre Canadiennes encore en lice.

« Je commence à être assez fatiguée, mais ça va. Même si j’ai hâte que ça finisse, j’en profite », a mentionné d’emblée l’athlète. « Je me sentais bien aujourd’hui (samedi) et dans la première côte, il y a eu une attaque pour faire une première sélection et j’ai pu la suivre. Nous nous sommes fait rattraper un peu plus tard et j’ai tenu le coup avec le groupe de tête pendant un bon bout. »

Une fois que son groupe a été rejoint, la Sherbrookoise a ensuite fait l’élastique avec le groupe de tête.

« Dans la deuxième côte (Passo Durone classé deuxième catégorie), j’ai aidé mes coéquipières et vers la fin, j’ai été décroché », a-t-elle poursuivi au terme de cette journée de plus de 2700 mètres de dénivelé.

Heureusement, la température de 30 degrés était beaucoup plus supportable que celle des 40 degrés que le peloton a dû affronter plus tôt cette semaine.

L’athlète de 20 ans avait vécu l’expérience au Tour de l’Ardèche (2.1), une course de sept étapes, il y a deux ans, où elle s’était classée 39e. Le Tour d’Italie, lui, est beaucoup plus relevé et elle prend plaisir plaisir à entendre les encouragements des coéquipières et directeurs sportifs dans son oreillette

« Je vois que je me sens de mieux en mieux chaque jour et j’ai même fait des records de puissance dans la première côte dans l’attaque. Je suis donc vraiment contente. […] J’avais un peu peur de ne pas être en mesure de finir le tour, mais là, il ne reste qu’une étape et ce sera un 90 kilomètres plat, alors je devrais être correcte. »

(Rédaction : Sportcom)

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