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Temple de la renommée

Serge Arsenault

bâtisseur

Intronisé en 2016

Natif de Cambelton, au Nouveau-Brunswick (né le 8 avril 1948)

C’est à Bonaventure que Serge Arsenault passe le plus tendre de son enfance. Après que le 5e enfant de la famille de 6 ait soufflé sa 12e bougie, le clan Arsenault plie bagage et élit domicile à Montréal.

Quelques années s’écoulent sur les bancs d’école. De l’Université de Montréal, il ressort avec un baccalauréat en sciences politiques. Ce choix académique avait, entre autres, été motivé par un intérêt marqué pour les relations internationales et la diplomatie, deux facettes de la politique qui lui seront très utiles tout au long de son cheminement.

De la politique au journalisme, Serge Arsenault fait son entrée à Radio-Canada en 1970. Celui qui habite alors à Vancouver se voit confier son premier mandat sportif quatre ans plus tard, dans le cadre des Championnats du monde de cyclisme sur route et piste. L’événement disputé à Montréal sert en quelque sorte de pratique générale en vue de l’important rendez-vous des Jeux olympiques de 1976.

La Course Grand Prix Cycliste  Qubec 16 Chatau Frontenac

Durant ses années au service de Radio-Canada, Serge Arsenault contribue grandement à la montée en popularité de l’athlétisme et de la course à pied dans la province. C’est d’ailleurs à lui que l’on doit le tout premier Marathon international de Montréal. Présentée en 1979, l’édition inaugurale inclut déjà un volet populaire, lequel crée un véritable phénomène et génère un intérêt sans précédent pour la course à pied. L’année suivante, les athlètes en fauteuil roulant sont invités à la ligne de départ, une première dans la tradition marathonienne.

Le jour de son 40e anniversaire, Serge Arsenault quitte le micro de Radio-Canada. Il tourne ainsi la page sur une brillante carrière de journaliste pour nourrir d’autres ambitions. Sa passion et son sens des affaires le ramènent au cyclisme, lui qui a déjà été affecté à la couverture d’épreuves de haut calibre dans cette discipline. Il organise le Grand Prix des Amériques à Montréal, une épreuve du circuit de la Coupe du monde sur route qui est présentée à Montréal de 1988 à 1992. L’événement disparaît du calendrier suite à un litige concernant le choix des dates. En 1999, il revient à la charge avec une autre proposition : le Tour Trans-Canada. La course par étapes de 10 jours, dont la première moitié se déroule au Québec et la seconde en Ontario, fait l’unanimité sur le plan sportif. Mais le non-respect des engagements du gouvernement ontarien contraint le promoteur à abandonner le projet les années suivantes.

En 2009, Serge Arsenault obtient non pas une, mais bien deux licences WorldTour, les seules décernées dans les Amériques, et ce, pour un durée de quatre ans. Un exploit! À la lumière du retentissant succès remporté par les premières éditions des Grands Prix Cyclistes de Québec et de Montréal, l’Union Cycliste Internationale réaffirme sa confiance en l’organisation et renouvelle les licences. Les épreuves positionnées quelques semaines avant les Mondiaux sur route deviennent rapidement deux des courses les plus prisées sur le circuit international, non seulement pour leur caractère sportif, mais aussi pour tous les à-côtés qu’offrent l’organisation. Le Québec fait jaser dans le sélect peloton du WorldTour et devient une destination de premier choix.

S Arsenault Steve Bauer

Si Serge Arsenault est le chef d’orchestre de tous ces événements, il est cependant bien entouré et ne manque jamais de souligner l’inestimable contribution de ses proches collaborateurs. Encore animé par la même passion, il continue de mettre l’athlète au centre de ses actions. Et ce respect des athlètes, il est réciproque. En effet, sa cote d’amour dans le milieu cycliste n’a d’égal que sa générosité. Aujourd’hui, son principal cheval de bataille est d’assurer non seulement la pérennité de ses courses, mais également de favoriser le développement et le rayonnement du cyclisme sur route à l’échelle internationale.

À son legs figure également la mise sur pied du Programme des Lys d’or, une initiative qui a vu le jour lors des Jeux de 1992 et qui visait à récompenser les athlètes qui s’étaient surpassées, sans pour autant décrocher de médaille olympique. Aux yeux des récipiendaires, cette reconnaissance avait une grande valeur.

Brillant homme d’affaires, génie de la télévision et passionné de sport, sont autant de qualificatifs qui décrivent Serge Arsenault. Des individus d’exception comme lui, c’est une bénédiction pour le sport et on en souhaite plusieurs au cyclisme, à toutes les échelles. La FQSC est donc heureuse et privilégiée de pouvoir rendre enfin hommage à ce grand du cyclisme.

Serge Arsenault

Partenaires FQSC