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Temple de la renommée 2019

lundi, 18 novembre 2019

Historique

Le Temple de la renommée du cyclisme québécois existe depuis 1986. Il a été mis sur pied par la Fédération québécoise des sports cyclistes afin d'honorer les athlètes et bâtisseurs qui ont marqué l'histoire des sports cyclistes depuis la fin du siècle dernier.

Depuis lors, 117 personnes ont été intronisées, soit à titre d'athlète ou de bâtisseur. Trois personnes ont été intronisées à la fois comme athlète et comme bâtisseur cette année.

Le comité de sélection du Temple de la renommée est composé de Pierre Blanchard, Gilles Durand, Pierre Gendron, Gervais Rioux et présidé par Pierre Hutsebaut. Le comité de sélection reçoit annuellement des candidatures et utilise aussi une banque de données comprenant les personnalités qui ont marqué l'histoire des sports cyclistes au Québec.

Des règlements de sélection encadrent le travail du comité. Ainsi, le candidat dans la catégorie Athlète doit avoir été licencié au Québec pendant la majeure partie de sa carrière, avoir cessé sa carrière de haut niveau depuis trois ans et s'être distingué aux plans international et national dans une ou plusieurs disciplines cyclistes reconnues par la FQSC. Le candidat de la catégorie Bâtisseur doit avoir apporté une contribution significative pendant au moins cinq ans aux plans international, national et/ou québécois et doit avoir été résidant du Québec durant la majeure partie de son implication cycliste.

Le travail du comité de sélection effectue des recherches et analyse les candidatures. Puis il recommande annuellement un maximum de trois candidats et candidates au conseil d'administration de la FQSC.

Formulaire de mise en candidature

Cérémonie d'intronisation

La cérémonie d'intronisation a lieu dans le cadre des cérémonies du Mérite cycliste québécois, en novembre de chaque année.

Intronisés en 2019

  • Marie-Hélène Prémont (athlète)
  • Michel LeBlanc (bâtisseur)
  • Yves Blouin (bâtisseur)

Texte d'intronisation de Marie-Hélène Prémont

Marie-Hélène Prémont (intronisation)
Marie-Hélène Prémont en compagnie de sa famille et ses proches lors de son intronisation dimanche. Crédit : André Leclaire

À peine âgée de 17 ans, Marie-Hélène Prémont découvre le vélo de montagne grâce à son copain, lui qui participe aux compétitions sanctionnées par la Fédération québécoise des sports cyclistes. C’est à ce moment que la jeune femme décide de se lancer dans le vélo de montagne. À sa dernière année d’éligibilité chez les juniors, elle décide de participer à la Coupe du Québec au Mont-Saint-Anne et monte sur le podium dès sa première participation à une compétition en cross-country olympique. La même année, elle porte le maillot fleurdelisé aux Championnats canadiens qui se tiennent à Halifax, en Nouvelle-Écosse, où, à la surprise générale, elle devient vice-championne canadienne de la discipline.

À peine deux ans après ses débuts en vélo de montagne, l’athlète maintenant âgée de 19 ans, décroche la médaille d’argent aux Jeux du Canada qui ont lieu à Brandon, au Manitoba. Un an avant cet accomplissement, le vélo de montagne devient une discipline olympique. C’est à ce moment bien précis que Marie-Hélène Prémont commence à rêver d’une participation à la Mecque du sport.

En 2000, la nouvelle coqueluche québécoise du vélo de montagne prend part à ses premiers Championnats du monde chez les élites, à Sierra Nevada, où elle termina au 33e échelon. Deux ans plus tard, elle revient en force en pointant au 16e rang, à Lugano, en Suisse.

Après deux années à s’acclimater avec les élites, l’athlète de Québec remporte son premier de six titres canadiens consécutifs en 2003. La même année, elle termine sa saison en force avec sa première médaille lors de la finale du circuit de la Coupe du monde présentée à Kaprun, en Autriche.

Toutefois, c’est en 2004 que son éclosion se produira. L’athlète originaire de Château-Richer décroche l’argent lors de trois épreuves de la Coupes du monde, soient celles présentées à Fort Williams, au Mont-Sainte-Anne et à Livigno, en Italie. Grâce à sept présences dans le top-10 sur le circuit, Marie-Hélène Prémont décroche la deuxième place au cumulatif de la saison. Cette année digne d’un conte de fées est loin d’être terminée. La Québécoise réalise un rêve de jeunesse en obtenant son laissez-passer pour les Jeux olympiques d’Athènes. Au sommet de son art, l’athlète de 26 ans décroche la médaille d’argent lors de l’épreuve du cross-country olympique. Par le fait même, elle devient ainsi la première québécoise de l’histoire à mettre la main sur une médaille olympique en vélo de montagne.

La saison suivante, elle ne dérougit pas. La cycliste originaire de la Capitale-Nationale remporte deux manches sur le circuit de la Coupe du monde avant d’être nommée encore une fois, meilleure cycliste toute discipline confondue au Canada. En 2006, elle poursuit sur sa lancée lors des Jeux du Commonwealth qui se tiennent à Melbourne, en Australie. Elle coiffe toutes ses adversaires pour remporter la médaille d’or et le titre de championne du Commonwealth. Quelques semaines plus tard, elle décroche la médaille de bronze lors des Championnats du monde présentés en Nouvelle-Zélande.

C’est en 2008 que Marie-Hélène connait ses plus grands succès sur la scène internationale. La cycliste québécoise termine sur le podium dans chacune des sept manches du circuit de la Coupe du monde prévues au calendrier. Elle met la main sur le titre de championne du cumulatif de la Coupe du monde pour la première fois de sa carrière. Considérée comme des grandes favorites pour les Jeux olympiques de Pékin, Marie-Hélène Prémont espère grimper sur la plus haute marche du podium quatre ans après avoir décroché l’argent à Athènes. Malheureusement, elle est forcée à l’abandon en raison de troubles respiratoires. Le diagnostic tombe ; elle souffre d’asthme allergique à l’effort.

Malgré sa déception, elle poursuivra sa carrière de brillante façon en accumulant des podiums et des top-5 lors des événements internationaux, tels que les Coupes du monde ou les Mondiaux. Elle passe à un cheveu de prendre part aux Jeux olympiques pour une troisième fois en 2012, mais n’ira finalement pas à Londres. En 2013, Marie-Hélène Prémont donne naissance à une petite fille. Elle se retire de la compétition avant d’effectuer un retour en 2014.

Lors de cette même année, elle fait ses adieux à la compétition à l’issue de la Coupe du monde au MSA, soit au même endroit qu’elle avait eu la piqûre du vélo de montagne 20 ans plus tôt. Depuis 2012, la sextuple championne canadienne de vélo de montagne agit désormais à titre de pharmacienne.

Texte d'intronisation de Michel LeBlanc

Michel LeBlanc
La famille de Michel LeBlanc était présente avec lui dimanche. Crédit : André Leclair

Michel LeBlanc passera toute son enfance jusqu’à l’âge de la majorité dans la Baie des chaleurs. Ce dernier décide de poursuivre ses études collégiales en sciences de la nature au Cégep de Gaspé avant de prendre la direction de l’Université de Sherbrooke, avec pour objectif de devenir professeur d’éducation physique.

Dès son arrivée en Estrie, le jeune gaspésien découvre les premiers modèles de vélos de montagne qui font leur apparition dans les boutiques spécialisées au Québec. Intéressé par les attributs de ce nouveau type de vélo, il fait l’achat de l’une de ses montures. Ce vélo de montagne sera son premier contact avec la discipline, mais c’est avant tout pour lui, son moyen de transport pour se rendre à ses cours. Son amour pour la discipline se développera au fil des années. Une fois son parcours universitaire terminé, Michel LeBlanc s’installe à Rimouski, où il participera à la création d’un programme de vélo de montagne au sein du club cycliste Cycle Bertin de Rimouski.

Après quatre années passées dans l’Est-du-Québec, il quittera la région afin de s’établir à Québec. Ce dernier est embauché au Cégep de Sainte-Foy en 1995. Dans ces années-là, il continue de partager ses connaissances techniques avec les athlètes indépendants qui font appel à lui.Grâce aux résultats de ces athlètes notamment, son nom commence à circuler dans les instances décisionnelles de la Fédération québécoise des sports cyclistes. Sa pédagogie, son professionnalisme et ses aptitudes techniques font de lui un candidat rêvé afin de piloter le premier programme de l’équipe du Québec en vélo de montagne.

En 1998, la Fédération québécoise des sports cyclistes nomme Michel LeBlanc comme entraîneur de l’équipe du Québec. Il est appelé à offrir un encadrement aux athlètes québécois dans le cadre de compétitions à l’échelle nationale et internationale. En 2004, son travail rigoureux auprès des athlètes lui vaut l’une des plus importantes distinctions dans le milieu sportif québécois, soit celui d’entraîneur de l’année au Gala Sports Québec. Cette même année, il vivra l’un des moments les plus forts de sa carrière d’entraîneur, alors que Marie-Hélène Prémont, décroche la médaille d’argent lors de l’épreuve de cross-country olympique aux Jeux olympiques d’Athènes. La fébrilité et l’excitation du moment se font encore ressentir lorsqu’il en parle aujourd’hui.

À peine quelques semaines après la superbe performance de Prémont, il sera aux premières loges pour assister à la victoire de la formation canadienne lors de l’épreuve du relais dans le cadre des Championnats du monde qui se tenaient à Les Gets, en France. Coureur junior de cette équipe, Raphaël Gagné franchit la ligne d’arrivée devant les Suisses qui comptaient sur un certain Nino Schürter.

L’année suivante, en 2005, Michel LeBlanc accepte le poste d’entraîneur de l’équipe canadienne de vélo de montagne. Son travail avec les différents athlètes de l’équipe nationale l’aura amené à 3 championnats du monde. En 2007, son association avec Cyclisme Canada prend fin. Toutefois, celui-ci a poursuivi ses enseignements auprès de ses protégés. En raison de son expertise, le Comité olympique canadien (COC) offre le titre de gestionnaire de préparation olympique au principal intéressé.

Lors de cette période, il accompagnera Marie-Hélène à nouveau aux olympique de Pékin en 2008. Après son implication avec le COC aux Jeux de Vancouver 2010 et Londres 2012, Michel LeBlanc décide de retourner vers son premier amour, l’enseignement. Après plusieurs séjours interrompus, il retrouve son poste d’enseignant en éducation physique au Cégep de Sainte-Foy, où il partage sa passion de l’activité physique. Au cours de sa carrière, Michel LeBlanc aura guidé bon nombre d’athlètes québécois vers l’excellence, dont Éric Tourville, Raphaël Gagné et Marie-Hélène Prémont pour n’en nommer que quelques-uns.

Texte d'intronisation d'Yves Blouin

Yves Blouin
Yves Blouin a été intronisé à titre de bâtisseur dimanche. Crédit : Michel Guillemette

Détenteur d’une technique en administration des affaires au Cégep de Limoilou, Yves Blouin a cultivé une passion pour la vente tout au long de sa carrière. Cofondateur et associé du cabinet Services Financiers Blouin Huard Inc., ce dernier se définit encore aujourd’hui comme un passionné de la vente. Au début des années 90, il choisit de vive au Mont-Sainte-Anne avec sa famille pour se rapprocher de sa passion qu’est le ski alpin.

C’est à ce moment de sa vie où l’entrepreneur qu’il était, décide de s’impliquer dans la communauté de la Côte-de-Beaupré. À cette même époque, le Mont-Saint-Anne vibre au rythme du ski à raison de six mois par année, mais l’été, les villégiateurs et touristes désertent la région. Pour lui, il devient inconcevable qu’avec un aussi fort potentiel, ce beau coin de pays ne soit pas une destination touristique quatre saisons.

Le destin fera bien les choses et Yves Blouin fera une rencontre marquante avec Patrice Drouin et Chantal Lachance, cofondateurs de l’entreprise GESTEV, qui ont de l’ambition pour le Mont-Saint-Anne et le développement du vélo de montagne. Le projet fou de tenir une manche du circuit de la Coupe du monde de vélo de montagne au Mont-Saint-Anne se matérialise dès 1991. L’événement deviendra un incontournable dans l’offre récréo-touristique de la région.

Lors de cette toute première édition, Yves Blouin agira comme annonceur. En 1992, il est invité à siéger sur le conseil d’administration de la Corporation des événements d’été de Québec et se voit offrir le poste de président, poste qu’il occupera jusqu’en 2019 inclusivement. Au cours de ces 28 années, Yves Blouin a véritablement contribué au développement du vélo de montagne dans la région de la Capitale-Nationale et partout au Québec, en plus de jouer un rôle central dans la présentation des Championnats du monde de vélo de montagne en 1998, 2010 et 2019.

Mandatée à trois reprises pour organiser les Championnats du monde de vélo de montagne au Mont-Saint-Anne par l’Union Cycliste Internationale (UCI), la Corporation des événements d’été de Québec est devenue la première organisation à réaliser ce fait d’arme dans le milieu du vélo de montagne. Il s’agit d’un exploit remarquable, et une part du crédit revient certainement à Yves Blouin.

Homme d’affaires bien établi dans la région de Québec, Yves Blouin a joué un rôle rassembleur dans l’organisation des Coupes du monde et Championnats du monde au Mont-Sainte-Anne depuis 1992. Que ce soit au niveau de ses contacts dans le milieu des affaires, la recherche de commandites, les relations avec les instances publiques (municipal, provincial et fédéral), les médias ou les autorités sportives (FQSC, Cyclisme Canada et UCI), il aura épaulé d’une façon exceptionnelle ses comparses de toujours, Patrice Drouin et Chantal Lachance.

Avant l’avènement du vélo de montagne au Québec, la station de ski du Mont-Sainte-Anne était fermée une partie de l’année. De par ses qualités de rassembleur, il est parvenu à mobiliser le milieu et faire en sorte que le Mont Saint-Anne fourmille d’activités à longueur d’année, et les épreuves de la Coupe du monde et des Championnats du monde de vélo de montagne ont sûrement largement contribué à cette croissance économique de la région. Moteur économique et touristique de la région, ce sont plus de 1500 bénévoles, dont plusieurs qui sont impliqués depuis plus de 25 ans, qui ont participé et contribué aux succès de la dernière édition des Championnats du monde. En 2019, l’événement a battu un record d’assistance avec plus de 100 000 amateurs..

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