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Del Toro poursuit la séquence de son équipe à Montréal

lundi, 14 septembre 2026
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Photo: GPCQM, James Startt Isaac Del Toro s'est imposé au sprint.

Montréal, 13 septembre 2026 (Sportcom) – Même sans Tadej Pogacar, l’équipe UAE Emirates – XRG a trouvé une façon de s’imposer au Grand Prix cycliste de Montréal pour une cinquième année de suite. Cette fois, elle n’a pas eu à écraser la compétition dans les dernières montées du Mont Royal.

Dimanche, le champion mexicain Isaac Del Toro a devancé au sprint le Français Paul Seixas (Decathlon - CMA CGM) pour succéder à son coéquipier américain Brandon McNulty, vainqueur en 2025 et troisième du jour.

Comme ce fut le cas au Grand Prix de Québec deux jours plus tôt, Nickolas Zukowsky (Pinarello Q36.5) et Pier-André Côté (NSN) se sont mis au service de leur meneur respectif. Zukowsky a été le seul des sept Québécois inscrits à rallier l’arrivée en 49e place avec un peu plus de 13 minutes de retard. Il a longtemps travaillé pour le Britannique Tom Pidcock qui s’est classé sixième (+36 secondes).

« C’était différent, mais c’était la même douleur... enfin, peut-être même plus », a expliqué l’athlète de Sainte-Lucie-des-Laurentides, le visage noirci par l’effort. La course a été ponctuée par des changements de rythme qui l’ont taxé davantage qu’à Québec, où son effort avait été plus constant. « J’étais un peu en dehors de ma zone de confort, mais je suis quand même surpris. Oui, une grosse journée ! C’était vraiment dur et c’était une course d’élimination. »

L’ancien retraité Michael Woods (équipe canadienne) a été le meilleur représentant du pays avec sa 18e place (+1 minute 27 secondes). Derek Gee-West (Lidl – Trek) a quant à lui été impliqué dans une chute avec quatre tours à faire. L’Ontarien n’a pas semblé s’être blessé gravement et est rentré à son hôtel en vélo après son abandon.

Visiblement heureux de courir devant les siens, Zukowsky a ajouté qu’avoir commencé son sport sur le tard lui offre encore une belle fenêtre de progression, même à 28 ans.

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Photo: Sportcom, Luc Turgeon Nickolas Zukowsky après la course.

« De nos jours, les jeunes performent de façon incroyable à 19 et 20 ans, mais j’ai l’impression que je m’améliore encore beaucoup. Je suis super motivé et ça va dans la bonne direction. Ça se peut que je sois dans la forme de ma vie. Je ne sais pas et on le verra dans deux semaines (aux Championnats du monde). »

Pier-André Côté était lui aussi souriant quand il a commenté sa course.

« C’est rare qu’on est satisfait d’un DNF (Did Not Finish - abandon) », a lancé à la blague celui qui s’est arrêté à trois tours de la fin. « J’étais le dernier qui restait dans mon équipe avec Corbin Strong et Riley Sheehan et je pensais les placer (avant le retour sur l’avenue du Mont-Royal) pendant un ou deux tours. Finalement, je l’ai fait pendant quatre tours. J’ai souffert le martyr, mais j’ai survécu au pressing de Trek et UAE... [...] Je suis vraiment satisfait et c’est de bon augure pour les Championnats du monde. »

Un sprint à deux pour la victoire

Isaac Del Toro et Paul Seixas ont confirmé qu’ils avaient leur place sur la courte liste des favoris à la course en ligne des Championnats du monde qui auront lieu en bonne partie sur ce même parcours à la fin du mois.

Seixas a été très critique envers lui-même en mentionnant qu’il avait raté le démarrage de son sprint sur l’avenue du Parc.

« J’ai fait une erreur de débutant, je n’ai pas vu le 200 m avant l’arrivée où je voulais lancer mon sprint. Il (Del Toro) m’a surpris, bien joué à lui. J’ai fait une erreur de cadet, mais la forme est bonne. J’ai les jambes pour jouer la victoire et c’est ce que j’espérais. »

Le Mexicain s’est réjoui de poursuivre la séquence victorieuse de son équipe. « Nous avons essayé de faire de notre mieux et c’est toujours spécial de gagner ici et c’est spécial de gagner encore. Dans la dernière montée, nous avons juste roulé jusqu’à la fin et j’avais confiance en mon sprint. »

Vainqueur du Grand Prix de Québec vendredi, le Belge Remco Evenepoel (Red Bull – BORA – hansgrohe) pointait au sommet de la liste des favoris pour l’emporter, mais il s’est fait piéger au début de l’avant-dernière montée Camilien-Houde après un accrochage avec un coureur de Lidl-Trek. Le double champion olympique a puisé dans ses réserves pour revenir sur la tête de course, située à une quarantaine de secondes devant. Il a ensuite fait la jonction au début du dernier tour de la course, alors menée par Ben Healy (EF Education - EasyPost), toujours aussi volontaire dans ses efforts.

Seixas a attaqué dans le virage du muret de la dernière ascension de la montagne, reprenant l’Irlandais et creusant rapidement une trentaine de mètres. Del Toro a été le seul à le rejoindre et le nouveau duo de tête s’est forgé un coussin d’une quarantaine de secondes en raison de la désorganisation du groupe de chasse.

Mentionnons que le champion national Jérôme Gauthier (équipe canadienne) a fait partie de l’échappée matinale en compagnie de huit autres coureurs et il a tenu bon pendant une centaine de kilomètres avec un maximum de 2 minutes d’avance. Il a été le premier du groupe à être décroché et ses compagnons ont été avalés par le peloton dans la montée Camillien-Houde, avec 9 tours à faire. Le Québécois n’a pas fini l’épreuve à l’instar de ses coéquipiers Samuel Couture, Jacob Roy et Gabriel Séguin.

Quelle suite pour Guillaume Boivin ?

Guillaume Boivin (NSN) a-t-il fait sa dernière course en sol québécois ? La question se pose pour l’athlète de 37 ans qui est toujours à la recherche d’un contrat pour la prochaine saison. Boivin a posé pied après moins d’une heure de course.

Une autre tuile pour l’olympien et ancien champion canadien qui a connu une année 2026 marquée par plusieurs problèmes de santé, dont une sévère chute à Paris-Roubaix. Dimanche, ce sont des sinus bouchés qui ont mis un terme à sa journée au troisième tour. Avant la course, le vétéran ne se berçait pas d’illusions quant à ses chances d’aller au bout des 16 tours du circuit.

« Je vais y aller un tour à la fois et le premier sera sûrement extrêmement difficile », avait souligné l’athlète avant le départ. Comme de fait, il s’est retrouvé loin à l’arrière, pris dans les voitures d’équipe, après le tour initial.

Pour résumer sa saison de petite misère, l’athlète n’est pas passé par quatre chemins : « C’est de la grosse mar**, en bon québécois ! » a-t-il laissé tomber dans un rire teinté de découragement.

Reconnu comme un dur au mal, Boivin a surmonté son lot d’adversité au fil de sa carrière et il a toujours su rebondir. Restera maintenant à voir si une équipe voudra de ses services pour qu’il puisse partager sa longue expérience de 9 grands tours et 18 classiques avant de tirer un trait sur sa carrière.

rédaction sportcom

Rédaction : Mathieu Laberge

Information : 514-990-0966 ou 1-866-990-0966

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