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Nickolas Zukowsky complète son deuxième Paris-Roubaix
lundi, 13 avril 2026
Montréal, 12 avril 2026 (Sportcom) – Le Québécois Nickolas Zukowsky (Pinarello Q36.5) le confirme une fois de plus : Paris-Roubaix fait honneur à son surnom d’enfer du Nord. Pour la deuxième fois de sa carrière, Zukowsky a complété la distance entre Paris et le vélodrome André-Pétrieux, à Roubaix dimanche.
« L’enfer du Nord, c’est vraiment ça ! C’était incroyable encore une fois cette année avec un temps record en plus. C’est toute une aventure, chaque coureur a son histoire à raconter. C’était un énorme effort, seulement pour suivre le rythme. Il faut vraiment s’arracher », a lancé Nickolas Zukowsky.
Le Belge Wout Van Aert (Visma | Lease a Bike) et le Slovène Tadej Pogacar (UAE Emirates – XRG) ont été les premiers à faire leur entrée dans le vélodrome et leur tête-à-tête a eu des allures de sprint de cyclisme sur piste. Bien installé dans la roue de Pogacar, Van Aert a lancé son sprint avec un demi-tour à faire et le champion du monde n’a jamais pu répondre face à la puissance du Belge. Ce dernier remporte son premier Paris-Roubaix.
Jasper Stuyven (Soudal Quick-Step), lui aussi de la Belgique, a complété le top-3 (+13 secondes), tout juste devant le Néerlandais Mathieu van der Poel (Alpecin-Premier Tech), triple vainqueur à Roubaix.
Quant à Zukowsky, il a été le 137e à franchir l’arrivée, plus de 23 minutes derrière le vainqueur. Le classement et le temps à côté de son nom sur les résultats officiels l’importent peu et il a tout simplement mentionné être heureux d’avoir pu compléter la distance en un seul morceau malgré quelques difficultés.
« On espérait pouvoir prendre l’échappée pour l’un de mes coéquipiers protégés. J’ai été en mode survie pour le reste de la course, pas de bris mécanique, pas de crevaison, mais après la Trouée d’Arenberg, j’ai commencé à avoir des symptômes de crise d’asthme. J’ai beaucoup souffert et je n’arrivais plus à pousser », a raconté Zukowsky.
« Il a fallu que je m’arrête pour reprendre mon souffle et m’assurer de ne pas m’évanouir sur mon vélo. Ce n’était pas idéal, disons. Je me suis fait dépasser à gauche et à droite par plusieurs groupes. Après chaque secteur, je pensais arrêter, mais je ne voyais pas nos soigneurs et je continuais toujours un peu. Éventuellement, je me suis rendu au vélodrome. Le moral n’était pas très haut, mais j’ai réussi à ramper jusqu’à la ligne d’arrivée. »
Il s’agissait de la sixième course d’un jour du cycliste de 27 ans depuis la fin de Paris-Nice le 15 mars dernier. Un repos bien mérité est au programme avant d’amorcer sa préparation pour le Tour d’Italie qui débutera à la fin du mois de mai.
« Je retourne à la maison pour me reposer un peu. J’ai vraiment hâte au Giro ! Je me sentais bien pendant les classiques, mais je n’ai pas réussi à bien exprimer ce que j’avais dans les jambes », a-t-il conclu.
De son côté, Guillaume Boivin (NSN) n’a pas été en mesure d’atteindre Roubaix après avoir été victime d’une chute dans l’un des secteurs pavés.
rédaction sportcom
Rédaction : Louis-Michel Lelièvre
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