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En route vers les Mondiaux 2019 | Gaby Malenfant a les yeux rivés sur Tokyo 2020

lundi, 22 juillet 2019
Gaby Malenfant Championnats Canadiens Bmx 2019

Le Drummondvillois Gaby Malenfant n'a pas lésiné les efforts depuis qu'il a commencé le BMX. À moins d'une semaine de la course la plus importante de sa jeune carrière, le pilote québécois veut causer une surprise lors des Championnats du monde BMX de l'UCI qui se tiendront du 23 au 27 juillet prochain, en Belgique. Un bon résultat pourrait même lui permettre de réaliser son rêve de participer aux Jeux olympiques de Tokyo en 2020.

Dans le cadre de ces Championnats du monde 2019, Gaby Malenfant tentera de se faire un nom au sein des meilleurs pilotes de la discipline dans le monde. À 21 ans, le pilote québécois s'est déjà fixé comme objectif de terminer parmi les 64 meilleurs athlètes de sa catégorie. Bien que l'objectif fixé soit atteignable, le meilleur pilote de BMX au Québec ne veut pas se mettre trop de pression sur les épaules.

« Je veux atteindre les quarts de finale. Si je réussis cet objectif, je pourrai dire mission accomplie. C'est certain que si je donne le meilleur de moi-même, je sais que je suis capable de le faire. Si je fais mieux, ce sera un bonus. Le plus important pour moi demeure de me dépasser lors de chacune des courses. Si j'ai fait la meilleure course que je pouvais, je serai content peu importe le résultat», a expliqué le Drummondvillois.

Au cours des dernières semaines, le Québécois a multiplié les heures d'entraînement sur le circuit de BMX à Drummondville en plus d'ajouter environ 8 à 10 heures de musculation en gymnase. Selon lui, sa condition physique n'a jamais été aussi bonne qu'aujourd'hui.

« J'ai mis les bouchées doubles dans les dernières semaines afin d'être prêt pour les Mondiaux. Je voulais mettre toutes les chances de mon côté. Nous sommes dans une année où il y aura des qualifications olympiques, c'est primordial d'être à mon meilleur en tout temps. Je veux faire ma place pour les Jeux de Tokyo», a révélé l'athlète originaire de Drummondville.

Détenteur du titre canadien l'an dernier, ce dernier n'a pas connu le même sort cette année. Lors des Championnats canadiens de BMX qui se tenaient en Ontario le 6 juillet, le porte-couleurs du maillot fleurdelisé a récolté la médaille de bronze. Bien qu'il était déçu de ne pas conserver son titre, le Québécois a préféré redoubler d'ardeur au travail.

« Ce sont des choses qui arrivent. La compétition est féroce dans ma catégorie. J'ai fais une erreur technique en finale, puis j'ai manqué de temps pour revenir. C'est ça le sport», a-t-il philosophé en entrevue téléphonique avant son départ pour la Belgique mercredi dernier.

La fin de semaine suivante, l'athlète québécois a pris la deuxième place dans les deux tranches de la série Coupe Canada. C'est son coéquipier sur l'équipe nationale, James Palmer, qui a remporté la victoire lors des deux finales. Malenfant s'est dit satisfait malgré qu'il n'ait pas gagné dans son patelin.

« Quand tu sais que James [Palmer] a fait des finales sur le circuit de la Coupe du monde, je ne m'en fais pas avec une deuxième place. C'est certain que j'aimerais le battre, mais c'est un adversaire coriace dans ma catégorie », a-t-il avoué.

Pas une première fois en Belgique

Prêt mentalement à offrir la meilleure performance de sa carrière depuis qu'il a fait le saut dans la catégorie élites, Gaby Malenfant n'en sera pas à une première expérience sur le site de compétition située à Heusden-Zolder, en Belgique. En 2015, le Québécois âgé de 17 ans à cette époque, avait participé à ses premiers Championnats du monde juniors de l'UCI ici-même, à Heusden-Zolder.

Même si ça fait déjà quatre ans, le Québécois se souvient encore du parcours et de l'environnement de compétition. Toutefois, la piste a subi d'importantes rénovations depuis sa dernière participation. Bien qu'il se soit familiarisé avec le nouveau décor en avril dernier, le Drummondvillois ne croit pas qu'il en tire un avantage sur ses adversaires. Selon lui, ce sera tout le contraire.

« J'ai eu un camp d'entraînement de quelques jours sur la piste en avril. J'ai pu apprendre les lignes de course, mais il faut savoir que la plupart des équipes nationales en Europe ont fait plusieurs camps sur le site de compétition. Ils se sont familiarisés eux aussi. Dans mon cas, je ne suis pas avantagé en raison de la distance avec le Québec. Cela ne change rien à mes yeux. J'ai un objectif en tête, je veux l'atteindre», a-t-il affirmé avec convictions.

Sa participation aura une saveur particulière cette année. Il se souvient encore de l'ambiance survoltée qui régnait dans le stade lors de sa participation en 2015. Selon lui, c'est une source de motivation supplémentaire.

« Ça n'a absolument rien à voir avec les compétitions au Québec ou même au Canada. Il y a des milliers de spectateurs dans les estrades. Je me souviens encore des Mondiaux juniors, j'étais impressionné de voir comment les gens sont fanatiques de ce sport. C'est motivant quand tu te retrouves sur la grille de départ avec tous les cris de la foule. C'est comme évoluer dans les ligues majeures », a ajouté le principal intéressé.

Il ne sera pas le seul Québécois à prendre part aux Championnats mondiaux cette année, puisqu'il sera accompagné du jeune espoir québécois Édouard Proulx. Considéré comme le futur de ce sport, le Québécois de 15 ans pourrait bien surprendre lui aussi lors de sa compétition. De plus, d'autres athlètes provenant de la Belle Province pourraient participer dans les catégories dédiées aux maîtres.

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